Philippe Ramette
Funambule (titre provisoire), 2011
Vue de l’exposition « Philippe Ramette », Centre régional d’art contemporain, Sète, France, 2011.
photo : Marc Domage
Courtesy Galerie Xippas

Pierre Tual
Renouée du Japon, 2012
Parc de sculptures Les Tanneries
Crédit photo Pierre Tual

Elisabeth Ballet
Lazy days, 2007
Crédit photo André Morin

Nathalie Brevet_Hughes Rochette
de Loing en loin, 2015
Parc de sculptures Les Tanneries
Crédit photo : Eric Degoutte

Antoine Dorotte
Una misteriosa bola, 2011
Crédit photo : Antoine Dorotte

Nicolas Sanhes
Sans titre, 2016
Jardin du musée Soulages Rodez
Crédit photo : Nicolas Sanhes

UN COMMISSARIAT D’ÉRIC DEGOUTTE

ARTISTES : NATHALIE BREVET_HUGHES ROCHETTE, JENNIFER CAUBET, ANTOINE DOROTTE, PHILIPPE RAMETTE, NICOLAS SANHES, PIERRE TUAL.

Presqu’île adresse un clin d’oeil à la physionomie du parc, naturellement délimité par deux bras du Loing et leur rencontre en dessinant la pointe. C’est en ce point de confluence que s’est inscrit le tandem d’artiste Nathalie Brevet_Hughes Rochette pour accompagner les visiteurs au fil de l’eau. Comme prolongeant leur inscription intime dans le paysage, ce premier ensemble de sculptures a été pensé sur le principe d’une promenade. Cette trajectoire sensible en encourage une autre, mentale. Elle est une invitation à s’octroyer ce temps propice à la contemplation qu’évoquent souvent Philippe Ramette et Elisabeth Ballet.

Ce circuit intègre également la présence de Pierre Tual, l’un des premiers artistes ayant travaillé sur les friches amilloises en 2012. Les formes courbes de sa sculpture ont été inspirées par celles des feuilles de la renouée du Japon, une plante qu’il a remarquée en découvrant le parc à l’automne et dont les grandes feuilles de « couleur un peu rouille noire » approchent l’un de ses matériaux de prédilection, l’acier Corten. Son traitement du volume par le vide trouve un écho dans le travail du sculpteur Nicolas Sanhes qui lui intègre cependant une dimension plus géométrique.

Première artiste accueillie en résidence, Jennifer Caubet réalise actuellement une structure mobile qui résonnera avec les singularités architecturales des Tanneries réhabilitées. Dressée à l’entrée du parc, Una misteriosa bola d’Antoine Dorotte marque un signal fort. Son caractère ovoïde ou bourgeonnant semble annoncer l’éclosion de formes nouvelles, à l’image de cet espace de création que représente Les Tanneries.