Erik Dietman
Le frère de Dieu, 2002
Courtesy de la galerie Papillon
© ADAGP, Paris, 2021
Vue de l’exposition Presqu’île
Parc de Sculptures
Photo : Les Tanneries
Courtesy de l’artiste,
et des Tanneries – CAC, Amilly

Osman Dinç
La fontaine à la pluie, 2013
*
Antoine Dorotte
Una misteriosa bola, 2011
*
Vue de l’exposition Presqu’île
Parc de Sculptures
Photo : Les Tanneries
Courtesy des artistes
et des Tanneries – CAC, Amilly
© ADAGP, Paris, 2021

Bernhard Rüdiger
Siècle XXI !, 2007
Vue de l’exposition Presqu’île
Parc de Sculptures
Photo : Simon Castelli-Kérec
Courtesy de l’artiste
et des Tanneries – CAC, Amilly
© ADAGP, Paris, 2020

Daniel Otero Torres
Lluvia, 2022
Commande du CNAP
Photo : Aurélien Mole
Courtesy de l’artiste
et des Tanneries – CAC, Amilly


Visible dans le Parc des Terres Blanches d’Amilly

Pierre Tual
Renouée du Japon, 2012
Vue de l’exposition Presqu’île
Parc de Sculptures
Photo : Simon Castelli-Kérec
Courtesy de l’artiste
et des Tanneries – CAC, Amilly
© ADAGP, Paris, 2021

Élizabeth Ballet
Lazy Days, 2017
Vue de l’exposition Presqu’île
Parc de Sculptures
Photo : Ville d’Amilly
Courtesy de l’artiste
et des Tanneries – CAC, Amilly
© ADAGP, Paris, 2021

Philippe Ramette
Funambule, 2011
Vue de l’exposition Presqu’île
Parc de Sculptures
Photo : Simon Castelli-Kérec
Courtesy de l’artiste
et des Tanneries – CAC, Amilly
© ADAGP, Paris, 2021

Nathalie Brevet_Hughes Rochette
De Loing en loin, 2015
Vue de l’exposition Presqu’île
Parc de Sculptures
Photo : Simon Castelli-Kérec
Courtesy de l’artiste
et des Tanneries – CAC, Amilly

Jacques Julien
Les Géants, 2016
Photo : Simon Castelli-Kérec
Courtesy de l’artiste et des Tanneries — CAC, Amilly
© ADAGP, Paris, 2021

Visible dans le Centre-Bourg d’Amilly

Nicolas Daubanes
Sabotage 9, 2020
Photo : Simon Castelli-Kérec
Courtesy de l’artiste et des Tanneries — CAC, Amilly
© ADAGP, Paris, 2021

Visible dans le Centre-Bourg d’Amilly

UN COMMISSARIAT D’ÉRIC DEGOUTTE

ARTISTES : ELISABETH BALLET, NATHALIE BREVET_HUGHES ROCHETTE, JENNIFER CAUBET, ERIK DIETMAN, OSMAN DINÇ, ANTOINE DOROTTE, JACQUES JULIEN, CÉCILE LE TALEC, DANIEL OTERO TORRES, PHILIPPE RAMETTE, BERNHARD RÜDIGER, PIERRE TUAL.

Inaugurée au même moment que les espaces intérieurs du centre d’art contemporain en septembre 2016, Presqu’île, l’exposition extérieure du Parc de Sculptures des Tanneries – Centre d’art contemporain adresse un clin d’œil à la physionomie du site sur lequel s’est construite l’usine historique, une étendue semi-naturelle de 3 hectares marquée par sa forme triangulaire, enlacée par deux bras du Loing convergeant à sa pointe. L’ensemble d’œuvres monumentales qui s’y déploie est issu d’emprunts ou de dépôts de longue durée – parfois plusieurs années – de la part des artistes, de leurs galeries ou encore d’institutions.


UNE PREMIÈRE IMPLANTATION – PRESQU’ÎLE « HISTORIQUE »

En parallèle du chantier de réhabilitation du site mené par l’architecte Bruno Gaudin entre 2014 et 2015, les paysagistes Christophe PONCEAU et Mélanie DREVET ont proposé, pour le parc, un aménagement paysager reposant sur une régulation naturelle de la végétation endémique. Respectant la richesse et l’évolution des espèces végétales de l’ancienne friche, des allées tondues dessinent des circulations et des balades possibles, invitant chacun à dessiner sa trajectoire personnelle au gré des évolutions saisonnières.

Jouant de cette invitation à la promenade et à la flânerie, l’ensemble d’œuvres inauguré en septembre 2016 en même temps que les espaces intérieurs du centre d’art invite le promeneur à questionner les relations entre le corps et l’espace. Qu’elles se présentent en lignes déployées, en forme compactées, en points d’arrêt ou en fragments dispersés, les sculptures amorcent et préparent à l’échelle monumentale, depuis l’extérieur, ainsi qu’à la diversité des jeux de formes à découvrir dans les espaces d’exposition.

À l’extrême pointe de la presqu’île se trouve une des premières œuvres réalisées spécialement pour le lieu par le duo d’artistes NATHALIE BREVET_HUGHES ROCHETTE : De Loing en loin (2015). Zigzaguant entre les arbres là où se rencontrent les deux bras de rivière, cette passerelle en acier galvanisé et caillebotis constitue aussi bien un tracé au sol qu’un point de contemplation qui cristallise une particularité topographique. Elle est caractéristique en cela du travail des deux artistes qui cherchent, au travers de leurs interventions, à prendre la mesure des lieux pour en transformer la perception.

Érigée près de la pointe du parc, l’œuvre cubique de Jennifer CAUBET intitulée Shelter (2016) a été réalisée dans le cadre de la première résidence accueillie par le centre d’art. Faite de plaques vitrée soutenues par une armature métallisée, la structure est pénétrable, s’engageant en cela dans le registre architectural que confirme son titre (« abri » en anglais). Son jeu de transparences perturbe et transforme la vision, invitant à en reconsidérer les points de vue. Entre l’œuvre et le bâtiment principal du centre d’art s’établissent un jeu et un parallèle de fonction – espaces architecturés dédiés au regard – et de formes – Shelter reprenant également la physionomie emblématique de la Verrière.

Dans son travail, Élisabeth BALLET s’intéresse aux questions de déplacement dans l’espace, aux interrelations entre les œuvres et leur contexte de présentation, à la position de celui qui les regarde. L’œuvre Lazy Days (2012) qui trouve sa place à la hauteur du feuillage des arbres, est un lettrage de néons en plexiglas noir empruntant au registre des slogans publicitaires et des bannières de magasins. Initialement