Diego Movilla, Jour d’école, 2018
fusain sur une demi-page du Monde Illustré, 30 x 41 cm

Diego Movilla, Croquis dégommé (Le départ), 2018
fusain et gomme sur papier, 29,7 x 42 cm

Diego Movilla, Paysage dégommé ( Le jugement de Paris), 2018, fusain et gomme sur papier, 110 x 150 cm

Diego Movilla, Raté d’après Nature 1, 2018
graphite et gomme sur papier, 29,7 x 40 cm

Diego Movilla, Raté d’après Nature 2, 2018
graphite et gomme sur papier, 29,7 x 42 cm

ARTISTE : Diego Movilla - commissariat de Jérôme Diacre, Groupe Laura / revue LAURA

Diego Movilla est un plasticien espagnol qui vit en France depuis 2002.
Diplômé de l’École des Beaux-Arts de Bilbao, il développe une pratique artistique 
qui questionne les formes actuelles de la représentation du monde. Images d’objets, objets de peintures, il se sert de la peinture et d’œuvres en volume pour interroger notre mémoire de l’histoire de l’art et notre perception du temps présent. Toutes ses œuvres dialoguent à la fois avec le passé de l’art et les recherches des pratiques 
et techniques de son temps. Il expérimente ainsi de nouvelles formes qui se construisent par strates, effacements, repentirs et palimpsestes.

En associant les pratiques traditionnelles de création d’œuvres visuelles (peintures, sérigraphies, dessins, collages) et les nouvelles technologies de production d’objets (gravure laser, impression 3D, machine CNC), il parvient à tordre, accidenter, 
dérouter les unes et les autres pour produire des effets d’impressions renouvelés. 
Il intervient aussi sur des matériaux bruts comme les vitres cassées, les parpaings, les briques… pour déterminer des agencements et des formes qui dialoguent avec 
les arts appliqués, l’artisanat d’art.

L’exposition s’inscrit dans la 3ème saison artistique du Centre d’art contemporain. Intitulée « Script, scraps and tracks », cette saison sera l’occasion de découvrir nombre d’artistes, marqués par les conditions de réalisation du geste artistique, 
du déployé au tracé, sur une diversité de surfaces ou plus fondamentalement dans l’évolution de leurs propres pratiques.

Le centre d’art Les Tanneries, inauguré depuis septembre 2016, donne à voir et percevoir durant cette saison ce qui fait la contemporanéité du geste artistique en s’appuyant sur 
sa physionomie particulière – une ancienne friche industrielle devenue lieu de 
production, résidence et diffusion pour la création actuelle. Il doit être question de croisements : croisements de la fabrique du geste artistique et celle des formes écrites liées à ce geste (récit, document, archive, critique) car le Centre d’art 
se veut le lieu de rencontre du geste et de la pensée ; le lieu de construction 
des regards sur l’art d’aujourd’hui.